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Autopartage en entreprise : que signifie le retrait de Stellantis avec Free2move ?

  • 27 août
  • 5 min de lecture

Stellantis a annoncé un accord pour céder l’activité d’autopartage de Free2move à Mutares, avec une finalisation prévue d’ici fin 2026. Pour les acteurs de la mobilité, ce retrait est un signal important. Mais pour les entreprises, la question n’est pas seulement de savoir pourquoi un grand constructeur se désengage de l’autopartage.

La vraie question est plus opérationnelle : l’autopartage en entreprise reste-t-il un levier crédible pour optimiser une flotte, ou faut-il arrêter de le présenter comme une solution miracle ?


Car sur le papier, l’idée est séduisante. Mutualiser les véhicules, réduire les voitures sous-utilisées, proposer une alternative aux notes de frais et mieux adapter le parc aux besoins réels. Mais dans la pratique, un dispositif d’autopartage ne fonctionne que s’il est cadré par des règles simples, des usages bien identifiés, un outil de réservation et un suivi précis des véhicules.

L’autopartage ne disparaît donc pas. Il doit surtout devenir un vrai outil de gestion.


Deux collègues bouclés en voiture, discutant et souriant; la femme gesticule, devant un immeuble moderne.


Autopartage en entreprise : pourquoi le retrait de Stellantis interpelle


Quand un groupe automobile comme Stellantis choisit de se séparer d’une activité d’autopartage, le message mérite d’être regardé de près.

Cela ne veut pas dire que l’autopartage n’a plus d’avenir. En revanche, cela rappelle que le modèle est plus difficile à structurer qu’il n’y paraît. Mettre des véhicules à disposition ne suffit pas. Il faut générer assez d’usage, maintenir les véhicules disponibles, gérer les conducteurs, suivre les coûts, organiser les réservations et éviter les dérives opérationnelles.

Pour les entreprises, ce signal est utile. Il invite à sortir du discours simple selon lequel l’autopartage permettrait automatiquement de réduire les coûts et de simplifier la mobilité.


En réalité, l’autopartage en entreprise fonctionne surtout quand il répond à un besoin clair : véhicules partagés pour des déplacements ponctuels, parc interne mutualisé, remplacement de certains remboursements kilométriques ou optimisation de véhicules trop peu utilisés.


Pourquoi l’autopartage reste séduisant pour les flottes


Malgré les difficultés du marché, l’autopartage conserve de vrais arguments pour les entreprises.


Dans beaucoup de parcs, certains véhicules roulent peu, tandis que d’autres sont très sollicités. Certains collaborateurs ont besoin d’une voiture seulement quelques heures par semaine. D’autres utilisent leur véhicule personnel pour des déplacements professionnels qui pourraient être couverts par un véhicule partagé.


Dans ce contexte, l’autopartage peut permettre de :

  • réduire le nombre de véhicules affectés individuellement

  • mutualiser les usages ponctuels

  • limiter les véhicules sous-utilisés

  • proposer une alternative aux indemnités kilométriques

  • mieux adapter le parc aux besoins réels

  • réduire certains coûts fixes si le dispositif est bien dimensionné


L’intérêt est donc réel, surtout pour les entreprises qui disposent de plusieurs collaborateurs sur un même site, avec des besoins de déplacement réguliers mais pas forcément quotidiens.


Le problème n’est pas l’idée de départ. Le problème arrive quand l’autopartage est lancé sans cadre précis.


Les limites d’un modèle présenté comme une solution miracle


L’autopartage peut vite devenir décevant s’il est mal organisé.

Un véhicule partagé doit être disponible au bon moment, propre, en état de rouler, suffisamment chargé ou avec assez de carburant, et clairement attribué à un utilisateur pendant une période donnée. Si ces conditions ne sont pas réunies, le service perd rapidement en crédibilité auprès des collaborateurs.


Les difficultés les plus fréquentes sont souvent très concrètes :

  • véhicules réservés mais non utilisés

  • véhicules indisponibles au moment voulu

  • retards de restitution

  • clés difficiles à récupérer

  • absence de suivi du conducteur responsable

  • carburant ou recharge non gérés correctement

  • sinistres ou amendes plus difficiles à attribuer

  • coûts mal suivis

  • règles internes mal comprises


C’est pour cela que l’autopartage en entreprise ne doit pas être présenté comme une solution magique. C’est un mode d’organisation qui peut fonctionner, mais uniquement s’il est piloté comme un vrai dispositif de flotte.


Les conditions pour réussir un dispositif d’autopartage interne


Pour qu’un dispositif d’autopartage fonctionne, il faut d’abord partir des usages.

Quels collaborateurs ont besoin d’un véhicule partagé ? Pour quels types de trajets ? À quelle fréquence ? Depuis quel site ? Pour quelle durée moyenne ? Avec quel niveau d’urgence ?


Sans cette analyse, l’entreprise risque de mettre en place un dispositif mal dimensionné : trop peu de véhicules, trop de contraintes, ou au contraire un parc partagé qui reste inutilisé.


Une démarche plus solide consiste à définir dès le départ :

Panneau COVOITURAGE devant quatre collègues montant dans une voiture noire, sur un parking urbain ensoleillé.

  • les profils autorisés à réserver un véhicule

  • les règles de réservation

  • la durée maximale d’utilisation

  • les conditions de restitution

  • la gestion des clés ou de l’accès au véhicule

  • les règles carburant ou recharge

  • le suivi des kilomètres

  • la procédure en cas de sinistre ou d’amende

  • les indicateurs de rentabilité du dispositif


L’autopartage peut alors devenir un vrai levier de gestion. Il ne remplace pas toute la flotte, mais il peut compléter une politique véhicule plus souple et mieux adaptée aux usages réels.


Pourquoi le suivi des véhicules devient central


Un véhicule affecté à un conducteur unique est relativement simple à suivre. Un véhicule partagé, lui, demande beaucoup plus de rigueur.


Chaque utilisation doit pouvoir être reliée à un conducteur, une période, un trajet, un kilométrage et un état du véhicule. Sinon, les problèmes apparaissent vite : qui était responsable du véhicule ? Qui a reçu l’amende ? Qui doit déclarer le sinistre ? Pourquoi le véhicule a-t-il autant roulé ? Pourquoi coûte-t-il plus cher que prévu ?


Le suivi est aussi essentiel pour mesurer la pertinence du dispositif.

Un véhicule partagé est-il assez utilisé ? Permet-il vraiment d’éviter l’achat ou la location d’un véhicule supplémentaire ? Coûte-t-il moins cher que des remboursements kilométriques ? Est-il adapté aux trajets réalisés ? Faut-il ajouter un véhicule, en retirer un ou modifier les règles de réservation ?

Sans données fiables, ces questions restent difficiles à trancher. Avec un suivi précis, l’autopartage devient beaucoup plus facile à piloter.


Comment un outil de gestion aide à cadrer l’autopartage en entreprise


Un outil de réservation peut aider à organiser l’accès aux véhicules. Mais il ne suffit pas toujours à piloter l’ensemble du dispositif.

Derrière l’autopartage, il faut aussi suivre les véhicules, les conducteurs, les coûts, les sinistres, les amendes, les entretiens, les échéances et les historiques d’utilisation. C’est cette vision globale qui permet de savoir si le dispositif est réellement utile pour l’entreprise.


C’est ici qu’un outil comme Pilote 6.0 peut jouer un rôle important. Il permet de centraliser les informations du parc, de suivre les véhicules, leurs affectations, leurs coûts, leurs échéances et les événements importants liés à leur utilisation.

Dans un contexte d’autopartage, cette centralisation est précieuse. Elle permet de garder une vision claire du parc partagé, d’éviter les zones floues entre plusieurs utilisateurs et de mieux mesurer l’intérêt réel du dispositif.


Le retrait de Stellantis avec Free2move ne signifie donc pas que l’autopartage en entreprise n’a plus d’avenir. Il rappelle plutôt une évidence : pour fonctionner, l’autopartage doit être cadré, suivi et piloté.

Autrement dit, l’autopartage n’est pas une solution miracle. Mais bien organisé, il peut devenir un outil utile pour mieux adapter la flotte aux usages réels.

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